La voix d’une rédaction, ce sont ses articles
Jusqu’ici, une voix éditoriale se décrivait dans un questionnaire : tutoiement ou vouvoiement, registre, longueur des phrases, trois adjectifs « qui vous résument ». Le modèle jouait les adjectifs, et c’est précisément ce qui fabrique les tics qu’on reconnaît comme du texte d’IA.
Une voix, c’est maintenant un nom, trois à cinq articles entiers de la rédaction, et des interdits — uniquement ce que les articles ne peuvent pas montrer : sujets tabous, mots bannis, règles de maison. Les articles sont injectés tels quels dans la consigne de génération ; tout ce qui est visible dans un texte (la manière d’ouvrir, de finir, de citer, le rythme) s’imite depuis les exemples, sans qu’on ait à le décrire. On ajoute un article par recherche parmi ceux du site, par lien ou par texte collé.
Un rédacteur peut aussi avoir sa propre plume, depuis son profil : dès trois articles, c’est elle qui écrit, sinon la voix du type d’article ; les interdits des deux s’additionnent.
Quinze principes au lieu d’une liste d’interdits
La longue liste de formules à éviter sort des consignes. Dire « n’écris pas en outre » amorce en outre, et quatre cents lignes de mises en garde diluent la voix et la matière. À la place, quinze principes courts et positifs, placés juste avant la tâche : commencer par le fait nouveau, rapporter plutôt que qualifier, une citation verbatim et attribuée, un détail précis plutôt qu’un adjectif, rien qui ne soit dans les sources, pas de phrase-bilan, pas de série de trois par réflexe.
Les articles en rapport dans le brief
Sous les sources du brief, un champ « Articles en rapport » : un lien collé s’ajoute, un mot tapé cherche parmi les pages du site que l’Analytics a vues. Ces articles ne sont pas de la matière — ils donnent le contexte, et un lien interne dans le texte généré. Aucun autre lien ne survit : un lien qui n’est pas dans le brief est retiré du texte.
La fiche avant d’écrire
À la fin de l’analyse, un appel rapide dresse une fiche à partir de l’angle, des sources et des articles en rapport : l’essentiel, les citations avec leur locuteur, la chronologie, les faits, les noms, ce qui est nouveau, le contexte avec sa provenance. Chaque citation de la fiche est vérifiée mot pour mot dans les sources ; celle qui n’y est pas est retirée.
Tous les champs — titres, chapô, corps — s’écrivent ensuite depuis cette fiche plutôt que depuis les sources brutes. La fiche est conservée avec le brief, renvoyée à chaque régénération depuis l’éditeur, mémorisée sur le sujet du Planner, et consultable dans l’onglet « Fiche » de l’éditeur. Si l’appel échoue, rien ne bloque : les champs reçoivent les sources comme avant.