Deux lecteurs, deux intentions

Sur la recherche Google, le lecteur a tapé une question. Il veut savoir si votre page y répond, vite : le titre doit contenir les mots qu’il a cherchés, dans un ordre lisible, sans détour. « Tour de France dimanche : les rues fermées à Paris » dit exactement ce que la page contient.

Sur Discover, personne n’a rien cherché. Le lecteur fait défiler un flux et décide en une demi-seconde si ce titre mérite un arrêt. Il n’a pas de mots-clés en tête ; il a une curiosité à provoquer et une promesse à tenir. « Tour de France : ce qui change dimanche sur les Champs » n’annonce pas la liste, il annonce une conséquence pour lui.

Le même article, deux portes d’entrée, deux titres. Vouloir les servir avec un seul, c’est en rater un des deux.

Ce qu’un titre de recherche doit faire

  • Contenir la requête, ou sa forme la plus naturelle, dans la première moitié du titre : c’est là que l’œil s’arrête dans une page de résultats.
  • Tenir dans l’affichage : au-delà d’une soixantaine de caractères, Google coupe, et c’est la fin du titre qui disparaît.
  • Ne rien promettre que la page ne tient pas. Un titre plus fort que l’article fait revenir le lecteur en arrière, et ce retour se mesure.
  • Préciser le périmètre quand il compte : la ville, la date, le « comment » ou le « pourquoi ».

Ce qu’un titre Discover doit faire

  • Créer un écart entre ce que le lecteur sait et ce qu’il va apprendre, sans le creuser au point de tromper : Google retire de Discover les titres qu’il juge racoleurs.
  • Parler au lecteur, pas au sujet : « ce qui change pour vous » plutôt que « modification du plan de transport ».
  • Tenir sans l’image, mais compter sur elle : Discover affiche une grande image, le titre la complète au lieu de la décrire.
  • Rester vrai. Discover mesure le temps passé après le clic ; un titre qui déçoit coûte de la visibilité sur les suivants.

Pourquoi on en propose neuf de chaque

Dans l’Editor, chaque article reçoit neuf titres pour la recherche et neuf pour Discover, chacun sous un angle différent : la conséquence, le chiffre, la question, le lieu, l’acteur. Ce n’est pas pour en lire dix-huit ; c’est parce que le bon angle n’est pas le premier qui vient, et qu’un rédacteur choisit mieux quand il compare.

Chaque titre est noté sur cent. Pour la recherche, la note mêle à parts égales une critique par l’IA et des règles mesurables : longueur, position des mots importants, lisibilité. Pour Discover, la part de l’IA est plus grande, parce que l’attrait d’un titre se juge mal avec des règles. Quand les deux jugements s’écartent de plus de vingt-cinq points, la note penche vers la plus basse et l’Editor le signale : un titre que la machine et les règles ne lisent pas pareil mérite un regard humain.

Vous écrivez le vôtre ? Il est noté aussi, avec les mêmes critères. L’outil n’est pas là pour choisir à votre place ; il est là pour que le choix soit fait en connaissance de cause, et pour qu’il reste un choix.

Ce que ça donne au quotidien

Le titre de recherche va dans la balise de titre de la page et dans l’URL. Le titre Discover va dans le champ prévu par votre CMS pour l’en-tête social et Discover, quand il existe, et sinon dans le titre affiché. Les deux sont des champs de votre type de contenu dans Poquelin : vous décidez lequel est obligatoire, lequel est généré, lequel est proposé au choix. Et les deux sont relus avant publication par la checklist, comme le reste.